Actualités | Audio/Vidéo | Evènements | DIY | Domotique | Informatique | Maison | Mobile | Sécurité

Ecocompteur Legrand : Fonctionnalités natives (Partie 2)

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 42
MauvaisTrès bien 

Il y a un mois, je vous présentais l'Ecocompteur Legrand. Aujourd'hui, je vous propose un 2ème article, je vais tenter de détailler l’ensemble des fonctionnalités natives proposées par l’Ecocompteur Legrand.

Pour rappel, le 1er article (voir ici) présentait la mise en place du matériel: installation dans le tableau électrique, raccordement à la téléinfo et mise en place des pinces ampéretriques. J’ai attendu environ 2 mois que l’Ecocompteur collecte les données afin de présenter un aperçu un minimum représentatif. Entretemps, j’ai aussi raccordé 2 compteurs d’eau sur les entrées impulsion : un compteur d’eau placé à l’arrivée de l’eau de ville pour monitorer la consommation globale d’eau de ville, et un compteur d’eau en sortie du ballon par lequel passe l’eau du puits. A présent toutes les entrées de l’Ecocompteur sont utilisées : 5 pinces ampéremétriques, 1 entrée téléinfo et 2 entrées pour compteur impulsion.

Maintenant que tout est connecté, voyons ce que ça donne !

 

Vérification accès réseau

Il faut au préalable vérifier que l’Ecocompteur soit bien connecté au réseau local. J’ai pour habitude d’utiliser le DHCP de ma box internet pour attribuer une adresse IP fixe à tous les équipements de mon réseau local. L’Ecocompteur est par défaut en mode DHCP. Une fois alimenté et connecté en Ethernet à mon switch, une adresse IP lui ait ainsi désignée et celle-ci est visible sur l’écran LCD (bon, je l’ai cachée sur la photo, elle est sous le trait noir…) :

Je conseillerais de définir une règle au niveau du routeur pour fixer l’adresse IP, car en cas de redémarrage de l’Ecocompteur ou de coupure d’électricité, l’adresse IP pourrait changer.

 

Interface web et mise à jour

L’adresse IP étant connue et fixée, accédons à présent à l’interface Web. Cette dernière est composée de 3 onglets.

Le 1er onglet « Accueil » permet d’avoir une vue d’ensemble des différentes consommations.

En haut à gauche, on retrouve des données issues de la téléinfo : le tarif en cours (je suis en Heures Pleines/ Heures Creuses), le type d’abonnement (ici 45 Ampères, 9 kVA), et la consommation cumulée heures pleines et heures creuses en kWh.

En bas à gauche on retrouve le cumul des entrées impulsion : en fonction du type d’impulsion (électrique, eau, gaz) les unités sont différentes. Ceci sera vu plus tard dans l’onglet « Paramétrage ».

Sur la partie droite, on trouve les consommations instantanées des 5 circuits électriques.

L’affichage est en temps réel (pas besoin de rafraîchir la page), l’actualisation des valeurs se fait toutes les secondes environ.

Voyons à présent l’onglet « Paramétrage », nous reviendrons après sur le détail des consommations. Il est recommandé de mettre à jour l’Ecocompteur pour profiter des dernières améliorations. La dernière version permet notamment d’utiliser la sortie BUS/SCS pour un affichage sur portier ou écran My Home. Cela se passe dans l’onglet « Avancé ». Il suffit de suivre les instructions.

On se rend donc sur le site de Legrand pour télécharger un utilitaire qui s’occupera de mettre à jour le produit :

On installe le logiciel « EcoUpdater » et au lancement  cette fenêtre s’affiche. L’adresse IP de l’Ecocompteur est automatiquement détectée, on appuie sur « OK » pour chercher les mises à jour. Actuellement la version du firmware usine est 1.0.10, et on voit qu’une version 2.0.6 est proposée.

On clique sur « Mettre à jour » et le processus commence. Quelques minutes plus tard l’Ecocompteur reboote et il est bien en version 2.0.6.

Revenons à l’onglet « Paramétrage ». On s’aperçoit d’une chose suite à la mise à jour : le sous-onglet « Avancé » a disparu. En effet, pour les prochaines mises à jour, on utilisera directement l’utilitaire « Eco Updater ».

Je passe rapidement sur les onglets « Standard » et « Réseau », qui permettent de choisir la langue (français ou anglais), le fuseau horaire, le serveur NTP, et le mode de connexion réseau DHCP ou non.

C’est l’onglet « Unités » qu’il est important de regarder car on peut définir :

- Pour la partie électrique : un nom personnalisé pour les 5 circuits, et le prix du kWh Base, Heures Pleines/Heures Creuses ou Bleu/Blanc/Rouge suivant le type d’abonnement. Des valeurs sont présentes par défaut mais autant renseigner celles qui correspondent à la facture ! Le type d’abonnement et l’intensité souscrite ne sont pas modifiables car directement lues de la téléinfo.

- Pour la partie compteur d’impulsion on définit le type de chaque entrée (eau, gaz, ou électricité), le ratio unité/impulsion et le prix de l’unité. Dans mon cas, j’utilise des compteurs d’eau 1L/impulsion (de ce type disponible ici), le ratio m3/impulsion est de 0.001 (1 impulsion = 1L = 0.001 m3).

 

Tout est à présent configuré et on retrouve les labels qui étaient présents sur la page d’accueil.

Passons à l’onglet « Détail des consommations ».

Cette partie est la plus intéressante. Sur une plage de temps au choix (journée choisie ou période plus large) on peut voir la répartition du coût des différents postes de consommations sous forme de camembert : on retrouve les 5 circuits électriques que j’ai définis (Chauffage, Electroménager, Multimédia, Lumières, Moteurs) et les 2 circuits d’eau (ville et puits). L’affichage peut être soit en coût (€) ou en consommation cumulée (kWh). Le graphique est interactif, des postes peuvent être cachés ou affichés en cliquant sur la légende (si par exemple je veux avoir uniquement les postes électriques, je n’ai qu’à cliquer sur « Eau de ville » pour cacher ce poste, « Eau de puits » étant déjà désactivé car le coût est nul ☺)

Le total de la consommation électrique est obtenu grâce à la téléinfo, ce qui permet à l’Ecocompteur d’afficher un autre poste de consommation baptisé « Autre », qui est en fait la différence entre cette consommation électrique totale et la somme de tous les postes de consommation électrique. Grâce à ce poste « Autre », on peut donc voir la consommation électrique non « capturée » par l’Ecocompteur. C’est une information très intéressante.

Dans cet exemple, j’ai affiché le mois de Mars. Les résultats sont conformes à ce qu’on pourrait attendre, les principaux postes de consommation sont le chauffage et l’électroménager (60% à eux réunis). La partie Multimédia n’est pas négligeable (15%), eh oui une TV et un PC, même avec modération ça consomme pas mal... Le poste « Lumières » n’est pas très élevé car j’ai très majoritairement des LED. Le poste « Moteurs » (volets roulants, motorisation porte garage, motorisation portail, pompe du puits) est presque anecdotique, ce qui est normal car ils travaillent sur de brefs instants. Quant au poste « Autre »,  c’est en fait ma baie de brassage. Je ne l’ai volontairement pas intégrée à une des pinces de l’Ecocompteur car je connais sa consommation (65W stable) : elle m’est donnée par l’onduleur sur lequel tout est branché. Après quelques calculs de vérification je tombe exactement sur la valeur donnée par l’Ecocompteur pour ce poste « Autre ».

Tout ceci montre que la totalité de ma consommation électrique (autre que ma baie de brassage) est analysée par l’Ecocompteur, ainsi que mes consommations en eau de ville et de puits. Je me suis embêté à faire rentrer toutes les phases dans les pinces, mais le résultat est là !

Pour analyser plus précisément chaque poste de consommation, il suffit de cliquer sur la partie de camembert en question. Exemple ici avec le poste Chauffage, 3 graphiques sont proposés :
-    Sur la journée d’aujourd’hui : on voit heure par heure des consommations cumulées en heures pleines et en heures creuses
-    Sur le mois en cours : le cumul pour chaque jour. Dommage ici que l’on n’ait pas la répartition heures pleines / heures creuses
-    Sur l’année en cours : le cumul par mois, en comparaison avec l’année précédente (ici je n’ai pas encore assez de données).

Dommage ici aussi que l’on n’ait pas la répartition heures pleines / heures creuses

Les 3 mêmes graphiques sont affichés quel que soit le type de poste (électricité, eau, gaz), seule l’unité change.

Enfin, dernière possibilité graphique : exporter les données au format CSV (fichier ASCII avec données séparées par des virgules) pouvant être relu par n’importe quel tableur type Excel.

2 fichiers CSV sont générés :

-    Echantillonnage heure : donne depuis le début de la semaine en cours à toutes les heures le tarif en cours (HP/HC), la consommation cumulée (kWh ou m3) et le coût cumulé (€) de tous les postes de consommation, ainsi que la consommation électrique totale issue de la téléinfo

-    Echantillonnage jour : donne depuis le 1er jour où l’Ecocompteur a été installé la consommation quotidienne cumulée (kWh ou m3) et le coût cumulé associé (€) de tous les postes de consommation, ainsi que la consommation électrique totale issue de la téléinfo

 

Conclusion

J’ai passé en revue toutes les fonctionnalités « natives » de l’Ecocompteur. Personnellement je suis globalement satisfait : l’interface est intuitive, on accède rapidement de manière graphique à beaucoup d’informations. Le support m’a confirmé que les données sont bien stockées en local sur l’Ecocompteur et qu’il y a suffisamment d’espace de stockage pour ne pas être limité dans le temps.

En axe d’amélioration au niveau graphique, on peut noter l’absence de répartition heures pleines / heures creuses au niveau du camembert, mais aussi pour les consommations cumulées au mois et à l’année pour un poste donné. Le détail HP/HC est seulement disponible pour l’analyse d’un poste de consommation et uniquement pour la journée en cours. Cette information donnée par la téléinfo est pour l’instant sous exploitée. C’est dommage car l’utilisateur ne peut pas savoir pour une plage de temps donnée si les heures creuses sont bien exploitées.

Aussi, l’information de la puissance apparente donnée par la téléinfo (PAPP) pourrait donner une bonne estimation de la consommation totale instantanée. Je trouve dommage qu’elle ne soit pas disponible dans l’interface en page d’accueil avec les puissances instantanées des 5 postes.

Enfin, il pourrait être aussi intéressant dans la partie courbes de superposer plusieurs postes.
Ces quelques remarques permettraient d’exploiter un peu plus encore les données, et j’ai pris contact avec le support qui est à l’écoute.

En résumé, nous avons un module IP autonome assez complet qui permet d’analyser tous les postes de consommations (5 pinces ampéremétriques + téléinfo + compteur eau + compteur gaz), le rendu graphique est convivial et ceci de façon plug and play. Pour 150€ (sans le coût des pinces) disponible dans la boutique ici je trouve que le prix se justifie.

 

Pour aller plus loin

J’ai présenté ici les fonctionnalités « natives », c’est-à-dire celles qui sont officiellement documentées. On peut en effet aller un peu plus loin avec l’Ecocompteur. Ce sera l’objet d’un 3ème article où j’aborderai notamment :

-    l’exploitation des fichiers CSV,

-    l’intégration sous Imperihome,

-    l’API pour une intégration dans un système domotique tiers.

 

La suite bientôt !

 

 

Vous n'avez pas compris un point ? Vous vous posez une question ? Vous pouvez nous contacter via le bouton Assistance sur votre gauche. N'hésitez pas à demander un rendez-vous téléphonique avec Domotics.

Vous avez aimé cet article ? Vous pouvez le partager sur vos réseaux sociaux pour soutenir son auteur et l'encourager à écrire de nouveaux articles ...

 

Cet article vous est proposé par YannickS: De formation ingénieur en mathématiques appliquées, je travaille dans le secteur Aéronautique en région Toulousaine. J'ai commencé à m'intéresser à la domotique en 2012 avec la construction de ma maison. C'est grâce au partage d'expériences de blogueurs que j'ai pu me documenter, choisir et mettre en place mon installation. Comme un juste retour, je partage à présent ma petite expérience sur ce sujet passionnant.

Mise à jour le Mardi, 12 Avril 2016 20:08  

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Recherche

Newsletter ?

Instagram

Publicité

Espaces publicitaires à louer
Contactez-nous

Connexion