Domotiser un robot de piscine (Gael)

Mardi, 14 Juin 2016 06:00 Gael
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Ce nouvel article va montrer comment on peut simplement domotiser un robot de piscine électrique.

Mon robot (un Dolphin Master M4) a été acheté il y a presque 4 ans, au moment de la construction de la piscine. A l’époque, je découvrais ce qu’était la gestion d’un bassin, et je n’avais pas pensé à toutes les possibilités d’automatisation. C’est venu petit à petit, en fonction de mon utilisation. D’autant plus que pour domotiser ce robot, il fallait intervenir sur le transfo, ce qui veut dire plus de garantie …

Tout d’abord, petite photo du robot :

 

 

Le transfo fourni d’origine est celui-ci :

Pendant 3 saisons, j’ai utilisé mon robot « manuellement » : en été, chaque jour, il fallait aller dans le local technique, pour appuyer sur le bouton du transfo, ce qui déclenchait le robot. Impossible d’y mettre un programmateur. Le transfo pouvait rester alimenté sur une prise 230V, mais il fallait à chaque fois une intervention manuelle pour lancer le cycle de nettoyage de 3h. Pas très pratique…

Au bout d’une saison, j’ai commencé à me dire que ça serait bien d’automatiser ça… J’ai commencé à regarder de plus près…

En fait, le boitier du transfo contient une carte électronique, totalement inaccessible sans détruire le boitier. Une épaisse couche de résine a été coulée sur tout le contour, empêchant l’accès aux vis qui maintiennent l’ensemble. Tout est scellé et indémontable. J’ai donc préféré patienter et attendre la fin de la garantie…

A la fin de cet hiver, lors d’un nettoyage, j’ai constaté qu’il y avait un souci : le robot s’arrêtait en cours de nettoyage. Le cycle qui doit normalement durer 3h s’interrompait au bout d’une dizaine de minutes. (vous avez dit obsolescence programmée ??)

Là, je me suis décidé à sortir mon multimètre et à chercher un peu… J’ai démonté le robot. Le problème ne semblait pas venir de là. J’ai alors entrepris de démonter le transfo. (au dremel, obligé de faire un carnage avec toute cette résine) pour accéder à la carte. Mission accomplie. Une fois la carte sortie de son boitier, c’est plus facile de faire des tests.

En fait, la carte peut rester alimentée en 230V sur le secteur. Par contre, elle ne délivre la tension nécessaire au robot (29V continu) qu’après action d’un contact sec. (ce qui explique qu’il fallait appuyer chaque jour sur un bouton pour lancer le nettoyage)

J’ai essayé de connecter l’ensemble à mon IPX : un relais pour gérer l’alim 230V de la carte, et un relais pour le contact sec. Sur le principe, ça fonctionnait, mais j’avais toujours ce fichu problème d’arrêt du robot au bout de quelques minutes. Après pas mal de recherches, il semblerait que ce soit dû à un condensateur 100uF HS. Problème : il est bloqué dans une grosse cage métallique, elle même soudée à la carte. Impossible, avec mon petit matériel, de dégager ça sans faire de dégâts…
J’ai donc cherché sur le net… J’ai passé du temps…

1ère idée : racheter un transfo d’origine, le désosser à nouveau pour récupérer la carte et connecter le tout à l’IPX (puisque j’avais compris le principe pour la connexion). Problème : le transfo d’origine est vendu entre 160 et 190 euros sur le net…

2ème idée : trouver une alim qui pourrait délivrer une tension équivalente… Problème : 29V-6A continu, ça ne court pas les rues…

Et puis en réfléchissant, je me suis dit que j’avais déjà une alim, 24V – 1,1A pour l’alimentation de mes électrovannes… Bon, c’est 5V de moins, et surtout 5A de moins, mais on peut essayer, ça ne risque rien… Après avoir connecté tout ça, le robot s’est déplacé quelques secondes, et s’est arrêté au moment de la mise en route du moteur d’aspiration… Je me suis alors dit qu’il supportait peut-être les 24V, mais que l’intensité était bien trop juste.

Effectivement, testée à l’ampèremètre, avec l’alim d’origine, ça varie entre 1A et 3,5A pendant le fonctionnement, et en fonction des mouvements.

Finalement, j’ai cherché des alims sur le net. J’ai déniché une alim 24V-10 A (donc voltage un peu inférieur mais intensité largement suffisante) dotée d’un potentiomètre pour le réglage de l’intensité. Lien est ici : https://www.amazon.fr/gp/product/B00PXMO9NE/ref=oh_aui_detailpage_o01_s00?ie=UTF8&psc=1

Je me suis dit qu’avec le potentiomètre, il y avait peut-être moyen de tricher un peu et de dépasser les 24V… En plus, pour 20,90 euros, je ne risquais pas grand chose… L’alim est donc arrivée. Sitôt livrée, sitôt installée !

Premiers tests, sans connecter le robot, avec le multimètre : elle délivre 23,5V en sortie… C’est stable, ça ne bouge pas. J’essaie de tourner le potentiomètre et là, miracle, ça monte à 28,5 V ! et là aussi ça reste stable…

Avant dernière étape : on connecte le robot en sortie : pour cela, il suffit de couper le connecteur plastique d’origine. On se retrouve avec un câble souple 2 conducteurs. Il n’y a plus qu’à connecter au transfo : ça marche !

Ultime étape : connecter la nouvelle alim à l’IPX : ici rien de plus simple, l’IPX agit comme un simple interrupteur. Plus de contact sec pour lancer le programme ! Quand j’actionne le relais, ça alimente le transfo, et donc le robot démarre directement. Son programme dure 3h (cette durée est gérée par le robot, pas par le transfo). J’ai donc programmé le relais pour qu’il se déclenche chaque nuit, pendant 3h30 (ce qui laisse donc le temps au robot de finir son programme). Il ne reste plus qu’à remettre le nouveau transfo dans son boitier plexo étanche (avec des aérations en dessous pour faire sortir la chaleur)…

La programmation du relais est confiée à la Zibase, en attendant de tout passer sur Jeedom. Il est bien entendu possible de lancer un nettoyage ponctuel d’un simple clic sur l’interface de l’IPX.

J’ai donc désormais un bassin toujours propre, et je n’ai plus à intervenir sur le robot… Le mien reste en permanence dans le bassin l’été (depuis le début) et je n’ai jamais rencontré le moindre problème… Je suis assez maniaque, et si je ne lance pas le robot tous les jours, il y a toujours des petits déchets qui viennent se déposer au fond, malgré le volet…

Au niveau du transfo, le fait que celui d’origine soit tombé en panne m’a poussé à rechercher une solution rapide. Je m’interroge toutefois sur la différence de prix entre le transfo d’origine, (160 euros mini) et celui que j’ai trouvé (20 euros) qui remplit la même fonction. Je serais bien curieux de savoir comment les fabricants de robots justifient de tels prix… (de même que vendre un robot complet 800 ou 1000 euros ; quand on le démonte, on s’aperçoit que ce n’est que du plastique et qu’il n’y a rien de compliqué là-dedans…)

 

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Mise à jour le Lundi, 13 Juin 2016 21:20